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Le programme du samedi 8 novembre 2025

Personne ne rira

10H00

D’ Hynek Bočan
Tchécoslovaquie – 1965 – Comédie – 94’ – VOSTF
Avec Jan Kačer, Stepanka Rehakova, Josef Schvalina.
Avec Bárbara LENNIE, Irene ESCOLAR, Itziar MANERO, Helena EZQUERRO, Itsaso ARANA

Le Docteur Klima est historien d’art à l’université. C’est un bon vivant, qui jouit des bonnes choses de la vie avec légèreté et pose sur son prochain un regard bienveillant. Mais il promet imprudemment une note de recommandation à un érudit amateur : voici sa bienveillance prise au piège des déboires d’une pusillanimité risible… « Légèreté », « risible » : nous voici bien dans l’univers originel de Milan Kundera dont le film adapte la nouvelle d’ouverture du recueil Risibles amours : un univers où les rouages totalitaires, kafkaïens, interdisent de rire, quand bien même les personnages découvrent le comique de leur situation. Le film est une petite pépite qui rappelle que l’âge d’or de la Nouvelle Vague tchécoslovaque ( Jaromil Jireš, Věra Chytilová, Jiří Menzel…) reste un immense pan de cinéma à redécouvrir. Le plaisir plastique des images, de la mise en scène, on pense parfois à Tati, des personnages, on pense alors à Fellini, nous révèle que dans les années 60, de l’autre côté du rideau de fer, un cinéma original s’épanouissait qui savait lever le rideau pour dialoguer avec le cinéma du monde entier.


 

 

 

Hynek Bočan a aujourd’hui 87 ans. Il a fait ses études à la fameuse FAMU, l’académie de cinéma de Prague, avant d’intégrer les studios Barradoy. Personne ne rira est son second film. Entre cinéma et télévision, il a signé une cinquantaine de films, le dernier datant de 2014, Piknik.

 

 

 

Les contes du pommier

10h30

- De Patrik Pašš Jr., Jean-Claude Rozec, David Súkup et Leon Vidma
Slovaquie, France, République Tchéque, Slovénie - Animation, Comédie dramatique – 1h11 – VF - Tout public, à partir de 6 ans
AVANT-PREMIÈRE / SÉANCE JEUNE PUBLIC

 

Suzanne et ses deux frères, Derk et Tom, vont passer un séjour chez leur grand-père. Mais ce dernier est bien triste, préoccupé, un peu absent car Grand-mère n’est plus là. Alors du haut de ses huit ans, Suzanne s’improvise conteuse et illumine la maison d’histoires imaginaires et merveilleuses qu’elle raconte à ses deux frères afin de transcender l’absence de leur grand-mère. Suzanne nous rappelle la puissance de l’imaginaire, le pouvoir de résilience des histoires, des contes : « il était une fois » est une vraie formule magique, la seule, d’ailleurs, qui panse toutes les plaies et - le jeu de mot prend sens pour un film d’animation qui rend aussi hommage au cinéma - « réanime » les esprits chagrins, leur redonne goût de vivre. Réalisé en stop-motion, selon cette technique de marionnettes chère à Claude Barras ou Tim Burton, les quatre réalisateurs adaptent chacun une nouvelle de l’écrivain Tchèque Arnošt Gostflam.

Patrik Pašš est diplômé de la FAMU à Prague. Réalisateur, scénariste, animateur et illustrateur, connu pour de nombreux courts métrages d’animation et pour plus d’une vingtaine de clips musicaux, il est l’auteur du premier roman graphique slovaque Three. Not Four, Not Five. Formé à l’Université Rennes 2, Jean-Claude Rozec réalise en 2009 Monstre sacré, son premier court d’animation. La Maison de poussière, en 2013, reçoit le Prix France Télévisions au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand. David Súkup est comme Pašš diplômé de la FAMU où il réalise Mechanics en 2003, sélectionné pour la Cinefondation au Festival de Cannes. En 2014, il crée la série d’animation en dix épisodes Unrepresented Science. Devant le succès de la série, une seconde saison est actuellement en préparation. Leon Vidmar est diplômé de l’Academy of Fine Arts and Design (ALUO) à Ljubljana. Sa carrière démarre avec son film de marionnettes Farewell, présenté au Festival of Slovenian Film (2016) où il reçoit le Vesna Award. Depuis, Farewell a été présenté dans plus de 80 festivals.

 

 

 

 

11h00 :  Séance de dédicace de Stefania Rousselle pour son ouvrage «  Amour » :

La librairie Racines organise au cinéma Louis Malle une rencontre avec Stefania Rousselle,
qui dédicacera son livre « Amour ».

 

Silver star

14h00

De Ruben Amar & Lola Bessis
Etats-Unis / France – Comédie dramatique – 1h42 – VOSTF
AVANT-PREMIERE
Avec Grace Van Dien, Troy Leigh-Anne Johnson, Tamara Fruits...

 

Billie, jeune afro-américaine, garçon manqué et taciturne de 20 ans, sort tout juste de prison. Quand elle apprend que la vie de ses parents est sur le point de basculer, elle décide d'attaquer une banque pour leur venir en aide. Mais, alors que le braquage tourne mal, elle n'a pas d'autre choix que de prendre en otage Franny, jeune adolescente marginale de 18 ans, enceinte jusqu'au cou, et au caractère bien trempé. Commence alors une longue cavale électrique à travers les grands espaces américains à la poursuite d'un avenir meilleur. Autant Billie est une sorte de "tomboy" (elle fait soldat dans les reconstitutions de guerre de sécession, incarnant sans doute une ancêtre glorieuse ayant combattu travestie), dur au mal (elle agrafe sa blessure par balle) renfermée, introvertie, mutique de colère ; autant Franny est très "girly", expansive, extravertie, délurée, jamais à court de paroles, avec un sens de la répartie et de la débrouille consommé : un chien de prairie ! Mais toutes deux sont finalement les victimes d’une société américaine injuste. Et c’est cette rencontre des contraires, figure dramatique contre figure de comédie, qui fait tout le sel de ce road-movie haut en couleurs.

Même si le film est américain, Ruben Amar et Lola Bessis sont Français. Ils se sont rencontrés en 2010, co-réalisant alors Check Point, court-métrage tourné à la frontière israélo-palestinienne. Ils fondent en suivant leur propre société de production, Les Films de la Fusée et réalise leur premier long-métrage, Swin Little Fish Swim, en 2013.

 

 

 

 

Cette séance sera précédée par la projection du court-métrage
Des Cinés Moi Un Film : Thelma et Louise, de Melha Mammeri.

 

Blue summer

14H15

De Zihan Geng
Chine – 2024 – Drame – 1h32 - VOSTF
Avec Zhou Meijun, Ziqi Huang, Jing Liang...

 

Xian se souviendra toujours de l'été de ses 15 ans. Sa mère, médecin, part en mission en Afrique. Elle se retrouve sous la garde de son père photographe libre d’esprit. Il tient un petit studio de photo dont l’ambiance kitsch et glamour exaspère la solitaire Xian. Elle y fait la rencontre de la fille de sa compagne, Mingmei, une jeune femme d’origine coréenne libre et séduisante qui la fascine. Cet été marque la fin de son enfance et le début de ses désirs troublants d’adolescente… Voici un beau film sur la période qui articule l’adolescence à celle du début de la vie d’adulte, qui nous présente cette période délicate avec délicatesse et un point de vue féminin loin d’être habituel. Le titre évoque clairement les sentiments paradoxaux des héroïnes, l’une et l’autre attirées par le soleil de l’indépendance tout en cultivant une certaine nostalgie. Pourtant, les deux personnages sont foncièrement opposés, le charisme de Mingmei contrastant avec l’innocence timide de Xian. Ainsi, tout le film repose sur cette dialectique de l’attirance et de la crainte, incarnée plastiquement par un soin particulier apporté à la lumière et aux couleurs, comme des échos plastiques des hésitations sentimentales des deux jeunes femmes, de leur versatilité d’une part, de leur bienveillance de l’autre.

 

 

 

Zihan Geng est née à Pékin en 1996. Elle est diplômée de l’Académie centrale d’art dramatique. Son court métrage Green Screen a été sélectionné au 25e LA Shorts International Film Festival tandis que A Ray of Sunshine a été présenté en compétition au 13e First International Film Festival. Son premier long métrage, A Song Sung Blue, fait partie des cinq projets lauréats du programme de soutien aux jeunes réalisateurs de la China Film Directors’ Guild.

Amour apocalypse

16H00

De Anne Émond
Canada (Québec) – Comédie, romance – 1h40 - VF
Avec Piper Perabo, Patrick Hivon, Connor Jessup…

Récompense : Quinzaine des cinéastes – Cannes 2025 / Grand Prix du Festival du Film romantique de Cabourg

AVANT-PREMIÈRE - Projection et débat en présence d’Anne Émond, par visio

Adam est un propriétaire de chenil au grand cœur. Pour combattre son anxiété écologique, Adam commande une lampe solaire thérapeutique, ce qui l'amène à rencontrer Tina, une femme rayonnante dont la voix apaise tous ses soucis. La problématique écologique est un cri du cœur du film, et l’apocalypse n’épargne pas les personnages. Mais « apocalypse » a aussi le sens de révélation : "Si l'on m'apprenait que la fin du monde est pour demain, je voudrais quand même planter un pommier aujourd'hui." Il y a sans doute là une profession de foi d’espérance et d’optimisme qui va même au-delà de l’écologie et du climat : celle de la pomme défendue qu’on croque en vibrant, et qui nous rappelle que l’amour peut avoir le pouvoir de recréer le monde, comme au premier jour. Alarme et utopie, voilà peut-être les deux pôles opposés du film, qui lui donne toute son énergie.

 

Anne Émond vit et travaille à Montréal. Depuis 2005, elle a écrit et réalisé sept courts métrages et cinq longs métrages, dont Nuit #1, Les Êtres chers, Nelly et Jeune Juliette.

 

Talking about trees

16H15

De Suhaib Gasmelbari
Tchad, Allemagne, Soudan, France – 2019 - Documentaire – 1h34 - VOSTF

- Récompense : Berlinale 2019 - Prix du Meilleur Documentaire et Prix du Public, toutes sections confondues.

Avec, dans leur propre rôle : Ibrahim Shadad, Suleiman Mohamed Ibrahim, Manar Al Hild, Altayeb Mahdi

 

Ibrahim, Suleiman, Manar et Altayeb, cinéastes facétieux et idéalistes, sillonnent dans un van déglingué les routes du Soudan pour projeter des films en évitant la censure du pouvoir. Ces quatre amis de toujours se mettent à rêver d’organiser une grande projection publique dans la capitale, Khartoum, et de rénover une salle de cinéma à l’abandon. Son nom ? La Révolution… Le titre « Talking about Trees » est extrait d’un poème de B. Brecht : « …que sont donc ces temps où parler d’arbres est presque un crime… » Ils sont magnifiques, drôles, débrouillards et pleins d’espoir, ces vétérans du cinéma soudanais qui se connaissent depuis toujours et poursuivent ensemble le rêve dans lequel ils nous entraînent. Ils sont follement tenaces, inventifs et poétiques ! De grands enfants qui n’ont jamais perdu leur désir de cinéma, d’en faire ou de montrer celui des autres… Capables d’infléchir (un peu) la réalité par leur optimisme inoxydable, forgé, comme ils le disent « au plus grand des désespoir ». Ils sont fragiles, mais leur vulnérabilité est une force, animés qu’ils sont par ce désir invincible auquel ils sont restés fidèles, sans compromis. Ils ont choisi, dit le réalisateur, « des chemins ardents » … Certes ! Mais ceux-ci sont semés d’émotion, d’éclats de rire et de sourires.

 


Suhaib Gasmelbari est né au Soudan. Il a étudié le cinéma à l’université Paris 8, et écrit et réalisé plusieurs courts métrages, fiction et documentaires. Talking about trees est son premier long métrage. Il est également chercheur, et s’intéresse particulièrement aux archives audiovisuelles. Il a pu ainsi participer activement à des projets internationaux et locaux de sauvegarde et de numérisation de films soudanais.

 

 

Soirée Allons dîner au cinéma : Divertimento

18H00

De Marie-Castille Mention-Schaar
France – 2022 – drame – 1h50 - VF
Avec Oulaya Amamra, Lina El Arabi, Niels Arestrup.

Projection et débat en présence de Jean-Jacques Lala, Melha Mammeri (réalisatrice), Omaya Salman, maquilleuse et Bénédicte Zerriffi, costumière

À 17 ans, Zahia Ziouani rêve de devenir cheffe d’orchestre. Sa sœur jumelle, Fettouma, violoncelliste professionnelle. Bercées depuis leur plus tendre enfance par la musique symphonique classique, elles souhaitent à leur tour la rendre accessible à tous et dans tous les territoires. Alors comment peut-on accomplir ces rêves si ambitieux en 1995 quand on est une femme, d’origine algérienne et qu’on vient de Seine-Saint-Denis ? Avec détermination, passion, courage et surtout le projet incroyable de créer leur propre orchestre : Divertimento. C’est un destin significatif que le film porte à l’écran, celui de la cheffe d’orchestre Zahia Ziouani, qui, l’an passé, à la tête de l’orchestre Divertimento, dirigeait au Stade de France la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris, dirigeait il y a quelques jours Carmen à la Philharmonie de Paris et proposait un concert, avant-hier, à l’opéra d’Alger. C’est une histoire en cours ! Celle du combat de la démocratisation de l’élite musicale, transcendant les barrières sociales et culturelles, celle aussi de la reconnaissance des femmes dans un petit monde encore trop souvent dirigé par une prééminence masculine arbitraire. Un combat en musique auquel En fanfare faisait encore écho, l’an passé, les deux films, en chœur, nous entraînant dans le tourbillon du Boléro.

Marie-Castille Mention-Schaar est d’abord journaliste et consultante pendant plus d’une décennie, en Californie, avant de rentrer en France et d’entrer dans le monde du cinéma en tant que productrice. Après une première expérience de scénariste sur La Première étoile de Lucien Jean-Baptiste, en 2009, elle passe derrière la caméra avec Ma première fois, en 2012, enchaînant sept longs-métrages, dont Les Héritiers en 2014. Son prochain film devrait porter le titre de Pour le pire et le meilleur.

 

 

 

 

Cette séance sera précédée par la projection du court-métrage
Des Cinés Moi Un Film : Thelma et Louise, de Melha Mammeri.

 

 

Allons dîner au cinéma

La soirée Allons dîner au cinéma est, chaque année, le point d’orgue du festival.
Son concept est simple : permettre à tous les spectateurs d’accompagner leur visionnage d’un bon plateau repas.

Cette année, ces derniers seront préparés par le traiteur Mandra.

Les réservations sont d’ores et déjà ouvertes auprès du cinéma Louis Malle au tarif de 14€
(plateau et vin) par personne (place de cinéma non comprise).
Inscription obligatoire avant le 04/11.

 

 

 

Jean-Jacques Lala 

Artiste Lyrique ayant travaillé autant en France qu’à l’étranger et notamment en Italie, Jean-Jacques Lala est diplômé de l’École Normale de Musique de Paris et d’un Master2 Lettre et Musique - Art du Récital ( Sorbonne Paris 3). Il se perfectionne auprès de grands pédagogues comme Raymonde Viret ou Jane Berbié. Il obtient une bourse de l’académie lyrique italienne Spazio Musica, travaille de nombreux rôles du répertoire italien avec la soprano italienne Gabriella Ravazzi et abordera enfin le répertoire wagnérien à Vienne auprès du ténor autrichien Roman Sadnik. Depuis 2018, il est associé fondateur de l’agence artistique ALMA*, et s’investit dans l’accompagnement de carrières d’artistes lyriques et de metteurs en scène d’opéras. Dans la vallée du Lot, dont il est originaire, il est aussi connu pour avoir acquis depuis 2021 la demeure du peintre post-impressionniste Henri Martin, le Domaine de Marquayrol, à Labastide-du-Vert, qu’il réhabilite avec l’aide de l’Association pour la Renaissance des Jardins d’Henri Martin (ARJEHM).

Melha Mammeri

Melha Mammeri est comédienne, scénariste et réalisatrice. Elle a joué sous la direction de Scott Franck, Pascal Elbé, Mathieu Amalric, Ivan Calbérac, Béatrice Pollet, Raphaël Jacoulot... face caméra et au théâtre elle a été dirigée par Pierre Débauche, Carlo Nos, Daniel Mesguich... En 2004, elle suit l’atelier scénario à la Fémis dirigé par Jacques Akchoti. Elle passe derrière la caméra et réalise plusieurs courts métrages, des clips, des pilotes de séries TV et un documentaire, Le Sourire d’Averroès, pour France Télévision. Elle développe actuellement un scénario de long métrage, et deux séries télévisées.

Omaya Salmann et Bénédicte Zerrifi

Artiste plasticienne, conceptrice de personnages et de perruques, Omaya Salman est maquilleuse pour le cinéma. « Sur un plateau, [elle] est un véritable couteau suisse, elle coiffe, maquille, et crée des coupures, cicatrices et fausses morsures en un rien de temps » (OUEST-FRANCE). Bénédicte Zerrifi est costumière, habilleuse, elle travaille autant pour la télévision que pour le cinéma.

Le garçon qui faisait danser les collines

21H30

De Georgi M. Unkovski

Titre original : DJ Ahmet. - Sortie nationale le 03 juin 2026
Macédoine du Nord / République tchèque / Serbie / Croatie – Comédie –1h39 – VOSTF

Récompense : AVANT -PREMIÈRE - Prix du public Sundance 2025

 

Premier long-métrage du réalisateur macédonien Georgi M. Unkovski, Le Garçon qui faisait danser les collines renouvelle le récit d’apprentissage à travers un conte d’éveil et de désir qui s’invente à travers la musique, le geste et la lumière. Le réalisateur observe, sans hâte, comment le monde devient chorégraphie : la brume qui s’élève au matin, les troupeaux qui glissent sur la pente, un visage qui se tourne vers le vent. La caméra épouse la lenteur des collines et la fièvre du cœur adolescent. Chaque plan semble respirer la terre et la lumière. La musique, rare mais essentielle, surgit comme une révélation. C’est un film de sensations, de silences habités, où le désir n’est pas dit mais dansé. La beauté n’est pas décorative mais organique, presque tactile. Georgi M. Unkovski signe un cinéma de la plénitude sensible. L’hédonisme ne se situe pas dans la possession ou l’excès, mais dans l’abandon au réel : dans la joie simple de sentir le vent, d’écouter un son, de découvrir que le désir peut transformer la montagne en mouvement. Un film comme un poème pastoral, traversé par la lumière du premier amour.

 

Né en 1988 à New York, Georgi M. Unkovski grandit en Macédoine du Nord. Formé à la photographie à l’Eastman School of Art (Rochester) puis au FAMU de Prague, il développe un cinéma ancré dans les paysages intérieurs et les territoires isolés. Son court métrage Sticker (2019) a été sélectionné au Sundance Film Festival et distingué dans de nombreux festivals internationaux. Avec Le Garçon qui faisait danser les collines, son premier long métrage, Unkovski poursuit une exploration sensible du désir, du silence et de la beauté tellurique des montagnes balkaniques.